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Comment réduire les coûts de fabrication

La grande idée
La meilleure façon de réduire les coûts de fabrication consiste à appliquer les techniques de production allégée pour éliminer le gaspillage (dépenser moins) ET à mettre en œuvre les techniques de la théorie des contraintes pour augmenter le débit (produire plus).

Comment réduire les coûts de production ?

La réduction des coûts de fabrication peut se faire de manière directe (en dépensant moins) ou indirecte (en produisant davantage) :

  • Dépenser moins : fabriquer le même nombre de pièces en utilisant moins de ressources
  • Produire davantage : fabriquer plus de pièces en utilisant les mêmes ressources

Quelle est la meilleure solution ? Les deux apportent de la valeur ajoutée. Les deux sont importantes. Aucune n’est intrinsèquement « meilleure ». Cependant, les entreprises accordent souvent davantage d’importance à la réduction des coûts. Le problème est que la réduction des coûts (dépenser moins) peut rapidement atteindre un point de rendements décroissants, sans compter qu’elle a une limite absolue, à savoir zéro, alors que l’augmentation du rendement (produire davantage) ne connaît pas une telle limite. Notre recommandation : s’efforcer d’atteindre ces deux objectifs.

Tableau montrant qu'il est possible d'augmenter les bénéfices de 62 % en réduisant les dépenses de 10 % et en augmentant la production de 10 %.
Cet exemple illustre l'impact positif d'une réduction des dépenses et d'une augmentation de la production. Une amélioration de 10 % du Taux de Rendement Global (TRG) (c'est-à-dire une réduction de 10 % des coûts de main-d'œuvre directe) entraîne une hausse de la rentabilité de 25 %. Une augmentation du débit de 10 % (en supposant une hausse proportionnelle de 10 % des coûts directs et des frais de vente) augmente la rentabilité de 35 %. La combinaison de ces deux mesures se traduit par une augmentation spectaculaire du bénéfice de 62 %. Efforcez-vous de les mettre toutes les deux en œuvre !

Il est intéressant de noter que deux des initiatives d’amélioration les plus connues s’inscrivent parfaitement dans ces deux approches visant à réduire les coûts (et à accroître la rentabilité) :

Il existe de nombreuses autres disciplines et techniques permettant de réduire les coûts de fabrication, telles que Six Sigma, la conception pour la fabricabilité (DFM) et la gestion de la chaîne d’approvisionnement (SCM). Cependant, nous nous concentrerons principalement sur l’exploitation de la production allégée (pour dépenser moins) et de la théorie des contraintes (pour produire davantage).

Définir une stratégie de réduction des coûts

Il est utile de définir une stratégie formelle comprenant des mesures visant à réduire les coûts de fabrication. Une fois formulée, cette stratégie peut alors être appliquée de manière cohérente, tant au niveau des équipements qu’au fil du temps. Voici un exemple de définition :

Nous réduisons en permanence nos coûts de fabrication en identifiant la contrainte de production (le goulot d’étranglement de la fabrication), puis en appliquant tous les outils et techniques à notre disposition pour améliorer les performances de cette contrainte. Lorsqu’elle cesse d’être la contrainte, nous identifions la nouvelle contrainte et répétons le processus. Les outils et techniques comprennent les meilleures pratiques éprouvées issues du Lean Manufacturing, de Six Sigma, de la Théorie des contraintes et d’autres sources. Les réductions de coûts hors contrainte sont également prisées, mais constituent une priorité secondaire par rapport à l’élimination du gaspillage et à l’augmentation du débit au niveau de la contrainte.

Meilleures pratiques pour réduire les coûts de production

La Théorie des contraintes (TOC) identifie le facteur limitant le plus important (appelé « contrainte ») qui fait obstacle à la réalisation d’un objectif (tel que la réalisation de bénéfices), puis améliore systématiquement cette contrainte jusqu’à ce qu’elle ne soit plus le facteur limitant. Dans les processus de fabrication, la contrainte est souvent appelée « goulot d’étranglement ». Il est intéressant de noter que la contrainte n’est pas nécessairement liée à l’équipement. Elle peut également résider dans les politiques (méthodes de travail obligatoires ou recommandées), les paradigmes (croyances ou habitudes profondément ancrées), voire le marché (lorsque la capacité de production dépasse les ventes).

La puissance sous-jacente de la TOC découle de sa concentration extrême sur un seul objectif (le bénéfice) et de l’élimination systématique des obstacles à la réalisation de cet objectif (élimination des contraintes). Du point de vue de la réduction des coûts, l’une des caractéristiques les plus séduisantes de la TOC est qu’elle hiérarchise et concentre intrinsèquement les efforts d’amélioration là où ils auront le plus grand impact sur les coûts : au niveau de la contrainte.

Le Lean Manufacturing élimine sans relâche le gaspillage (et donc les coûts) de la production, le gaspillage étant défini comme toute activité qui n’apporte pas de valeur ajoutée du point de vue du client. Du point de vue de l’atelier, ce gaspillage est généralement mesuré à l’aide du Taux de Rendement Global des Équipements (TRG) et des « six grandes pertes » (pannes, réglages et ajustements, réduction de la vitesse, petits arrêts, rebuts au démarrage et rebuts de production). La production allégée offre une voie directe vers la réduction des coûts en proposant un large éventail d’outils et de mesures correctives visant à améliorer le TSE et à réduire les six grandes pertes.

L’analysedes pertes causales fournit des informations détaillées et pertinentes sur les pertes qui surviennent au niveau de la contrainte en les classant en deux catégories :

  • Perte interne : perte due à une condition interne au goulot d’étranglement
  • Perte externe : perte due à une condition externe au goulot d’étranglement

Dans le cas d’une perte externe, il est important d’identifier à la fois l’étape causale du processus de fabrication et la raison sous-jacente de la perte. Il en résulte une vision beaucoup plus complète des pertes au niveau du goulot d’étranglement (informations améliorées), une bien meilleure capacité à se concentrer sur les pertes qui comptent vraiment (les pertes au niveau du goulot d’étranglement) et une bien meilleure capacité à prendre des mesures pour éliminer ces pertes (améliorer le débit du goulot d’étranglement). Une bonne pratique en matière de production consiste à suivre trois types de pertes externes :

Type de perteDescription
Manque de matière premièreLe goulot d’étranglement s’arrête ou fonctionne au ralenti en raison d’un problème en amont qui entraîne un manque de matières premières à l’entrée du processus.
BlocageLa contrainte s'arrête ou fonctionne au ralenti en raison d'un problème en aval qui entraîne une accumulation de produits finis à la sortie du processus.
Qualité en avalLe goulot d’étranglement doit produire des pièces supplémentaires pour remplacer celles perdues en raison de problèmes de qualité en aval.

Les initiatives d’amélioration de la production allégée peuvent être très ciblées ; cependant, elles sont le plus souvent mises en œuvre sous forme d’initiatives à large spectre (c’est-à-dire sur l’ensemble des équipements). La Théorie des contraintes, en revanche, se concentre de manière très précise sur l’amélioration du goulot d’étranglement. La combinaison des deux (l’analyse des pertes causales fournissant une vue d’ensemble complète des pertes au niveau du goulot d’étranglement) offre une formidable opportunité de réduire considérablement les coûts et d’améliorer la rentabilité.

Trois stratégies efficaces pour réduire les coûts de fabrication

Voici trois stratégies efficaces pour réduire les coûts de fabrication :

  1. S'attaquer à vos principales pertes
  2. Améliorez le goulot d’étranglement
  3. Gagner la garde

1. S'attaquer aux principales sources de pertes

Problématique : nous recherchons un moyen simple et efficace de réduire les coûts de fabrication, applicable à l’ensemble des équipements de notre usine (autrement dit, nous voulons dépenser moins).

Stratégie : Concentrez-vous sur les principales sources de pertes de temps de production, tout en accordant une attention secondaire aux problèmes émergents (les pertes dont la tendance est à la hausse).

Solution : le rapport « XL Top Losses » fournit des informations détaillées sur vos principales sources de pertes de temps de production, notamment des données sur les tendances et des graphiques résumés particulièrement utiles pour repérer les problèmes émergents. Pour déterminer où concentrer votre temps et votre attention, il suffit de :

  • Définissez la plage de dates sur « 30 derniers jours ».
  • Identifiez parmi les cinq principales pertes celle pour laquelle l’équipe se sent la plus à même d’apporter des améliorations.
  • Convenez d’un objectif d’amélioration et des ressources externes nécessaires pour atteindre cet objectif.

Évaluez les progrès en continuant à suivre le rapport « Top Losses » (en particulier les informations sur les tendances).

Rapport sur les principales pertes, avec les indicateurs clés de performance (KPI) relatifs au taux de disponibilité global (OEE), aux temps d'arrêt liés à la disponibilité, aux temps d'arrêt liés aux performances et aux temps d'arrêt liés à la qualité, ainsi que le classement de vos 5 principales pertes en fonction du temps de production perdu.
Le rapport « XL Top Losses » permet d'identifier très facilement les principales sources de pertes de temps de production (gaspillage) et fournit des informations supplémentaires précieuses, telles que des statistiques de tendance et des graphiques résumés (pour repérer les problèmes émergents).

2. Améliorer la contrainte

Problématique : nous souhaitons augmenter le débit de notre processus de fabrication (c'est-à-dire produire davantage).

Stratégie : Appliquer l’analyse des pertes causales pour obtenir une vue d’ensemble complète de toutes les pertes au niveau du goulot d’étranglement. Utiliser des codes de motif pour distinguer les pertes internes des pertes externes. Pour chaque perte externe, identifier à la fois l’étape causale et le motif sous-jacent de la perte.

Solution : XL propose de nombreux outils d’analyse qui exploitent les informations issues des codes de motif. La saisie des motifs est particulièrement simple : il suffit aux opérateurs de scanner le code-barres correspondant. XL facilite encore davantage cette tâche en générant automatiquement des feuilles de codes-barres pour vos opérateurs et en « associant » automatiquement les motifs à l’événement correspondant le plus récent.

Utilisez XL pour saisir quatre types de codes de motif :

  • Interne : la contrainte s’arrête ou fonctionne lentement en raison d’un problème interne à la contrainte
  • Privé de ressources : la contrainte s’arrête ou fonctionne lentement en raison d’un problème en amont
  • Bloqué : la contrainte s’arrête ou fonctionne lentement en raison d’un problème en aval
  • Qualité en aval : la contrainte devra remplacer des pièces perdues en raison de problèmes de qualité en aval
Rapport présentant un calendrier de production global indiquant qu'un long changement d'outillage a eu lieu au cours de cette équipe et de cette pièce, ainsi qu'un tableau ci-dessous contenant davantage de détails.
Le XL Total Production Timeline™ est l'un des nombreux moyens de consulter les informations relatives aux motifs dans XL. Dans cet exemple de chaîne d'embouteillage, les pertes causées sont enregistrées à l'aide des codes de motif « Starved » et « Blocked », qui identifient également l'étape à l'origine du problème.

3. Gagner le changement

Problématique : Nous souhaitons impliquer de manière proactive les employés de l’atelier afin qu’ils nous aident à réduire les coûts.

Stratégie : Concentrer l’attention sur la contrainte (ou tout autre équipement critique) à l’aide d’un tableau de bord qui encourage les employés à «réussir leur poste »en atteignant, voire en dépassant, les objectifs de rendement.

Solution : XL intègre un tableau de bord comprenant plus de 100 indicateurs préconfigurés. L’un des ensembles d’indicateurs les plus efficaces pour l’atelier est le TAED, qui permet de déterminer instantanément, en temps réel, si la production est en avance ou en retard par rapport à l’objectif fixé :

  • Objectif : quantité de pièces conformes qui auraient dû être fabriquées
  • Réel : quantité de pièces conformes effectivement fabriquées
  • Efficacité : rapport entre la quantité réelle et la quantité cible ; un score d’efficacité de 100 % ou plus signifie que votre équipe « remporte son poste »
  • Temps d’arrêt : attire l’attention en temps réel sur l’un des principaux « facteurs perturbateurs » de la production

Lorsque l’équipe atteint ou dépasse les attentes, XL peut afficher automatiquement un message qui met en avant sa réussite.

Tableau de bord affichant les chiffres cibles et réels, le taux d'efficacité et les temps d'arrêt. Un autre tableau de bord félicitant l'équipe pour avoir remporté la période de travail.
Affichez les indicateurs TAED (objectifs, résultats réels, efficacité et temps d'arrêt) dans l'atelier afin d'encourager les employés à réussir leur service. Lorsqu'ils y parviennent, saluez et valorisez leur réussite.
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Rapport Andon
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